Internet permet de suivre finement les leviers d’audience permettant d’acquérir de nouveaux clients et visiteurs. Nous sommes donc successivement passés de prestataires proposant des contrats au référencement, puis au CPM, puis au CPC pour en arriver en CPA.
Petite digression. Le référencement sur un site peu être facturé sans aucune garantie de trafic, c’est le cas de certains annuaires qui font payer l’inscription à leur service.
Le CPM correspond au coût d’affichage pour mille impressions. Ainsi, il indique combien un éditeur propose à un annonceur pour afficher mille fois son annonce. Le but d’une annonce est généralement d’être cliqué (mettons de côté le travail sur la notoriété).
Certains annonceurs proposent donc des tarifs au CPC (coût par clic) plutôt qu’au CPM. Un des premiers acteurs majeurs à avoir fait cela est Google avec les Adwords. En favorisant le CPC au CPM, l’annonceur peut plus facilement contrôler la rentabilité de ses budgets. Mais entre le moment où le visiteur arrive sur le site et le moment où il est converti (un achat, une inscription,…) l’éditeur ne prend pas de risque.
Certains éditeurs décident de porter le risque en proposant des contrats au CPA : Coût par Acquisition. Dans ce dernier cas, l’éditeur et l’annonceur portent ensemble le risque en déterminant le montant du CPA en prenant en compte ce qui se passe sur le site annonceur et sur le site éditeur. En procédant de la sorte, l’annonceur peut directement mesurant la rentabilité de ces actions. En allant vite (même si ce n’est pas toujours vrai), les contrats au CPA sont plus favorables que ceux au CPC qui sont eux mêmes plus favorables que ceux au CPM qui sont eux mêmes plus favorables qu’une inscription dans un annuaire.
En ayant dit cela, on pourrait naïvement se dire que les contrats sans garantie d’affichages ou de trafic associés devraient disparaitre. Et pourtant non. On pourrait se dire que les cow-boys du web 1.0 qui ont fait miroiter monts et merveilles en vendant des inscriptions sur des annuaires ont disparu. Il existe de nombreux acteurs dans le domaine du tourisme ou de l’artisanat qui faisaient/font payer quelques dizaines/centaines d’euros par an à leurs clients en leur disant : soyez sur notre annuaire, vous aurez du trafic. (on ne sait pas combien, on ne sait pas de quelle sorte, mais on aura du “trafic”). C’était au début des années 2000.
Et bien les annuaires sont de retour (ou ils n’ont peut être jamais vraiment disparus…). De nouveaux annuaires viennent de faire leur apparition.
Petite finesse, au lieu de proposer l’inscription d’un site dans son intégralité, ils proposent l’inscription produit par produit. Et ils font payer par produit ! Sans aucune garantie en nombre d’affichages, de clics ou de revenus.
Il reste encore du chemin à faire avant d’avoir une approche se basant sur la rentabilité pour l’intégralité des leviers d’audience. Peut être un jour !